Jean-Paul Débax

The Vice Is a Lonely Hunter.

[Résumé]

Le problème étudié dans cet essai est celui de l’utilisation de la métaphore génétique chère à l’apologétique du Moyen Âge tardif dans le traitement des actants (ou groupes d’acteurs) dysphoriques présents dans les pièces ou interludes du xvie siècle anglais.
Ce traitement est ici analysé dans deux pièces, Like Will to Like (c’est-à-dire « Qui se ressemble s’assemble ») d’Ulpian Fulwell (c. 1560), et Magnificence (John Skelton, c. 1530), illustrant les deux archétypes structuraux suivants : dans le premier cas, l’actant dysphorique incarné par (ou tendant vers) un seul acteur, que la tradition connaît sous le nom de « Vice » ; l’autre cas, dont l’organisation est plus diffuse, utilisant des types dramatiques déjà connus du théâtre renaissant (le fou de cour, le serviteur balourd, le valet fripon…), chacun incarnant un vice différent.
Dans l’un et l’autre cas, ces agents échafaudent une structure sociale et une intrigue instables, dont la pièce détaille les étapes de l’effondrement, révélant ainsi leur caractère « vicieux ». Le « Vice », dernier avatar chronologique de cet actant, reste souvent seul en scène à la fin de la pièce pour recevoir son châtiment.

 

 

 

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