Pauline Blanc

Seeing-is-believing Vision and the Power of Verbal Framing in the Tudor Theatre

[Résumé]

Les images que capte l’œil sont généralement disposées et redistribuées par le regard intérieur ; la perception est donc loin d’être un phénomène simple. L’article montre que l’univers de la fiction scénique tend à être reçu dans des conditions que l’on peut appeler un « donné- à- voir » lui-même en partie déterminé par l’environnement verbal de la pièce. Dans le théâtre Tudor, cet environnement s’enracine dans des références culturelles, circonstancielles et populaires, ainsi que dans d’autres œuvres et représentations dramatiques. Tout ceci constituait l’expérience qu’un spectateur apportait avec lui au théâtre, déterminant à son tour sa participation imaginative aux univers de la fiction théâtrale. Ceux-ci sont également influencés par l’environnement verbal qui lui-même transcrit divers sous-textes et hypotextes et, plus généralement encore, toute une expérience.

L’article ne discute pas seulement les éléments de l’environnement verbal que sont les prologues et vocatifs directs présents dans les pièces du canon Tudor. Il prend aussi en compte les proverbes (dans Misogonus), la loi issue de l’autorité patriarcale (dans Le songe d’une nuit d’été), ainsi que les univers fictifs précédemment issus de la littérature de voyage, des œuvres romanesques et du Nouveau Testament (dans Mucedorus, La tempête, La comédie des erreurs). Tous ces éléments  ont pu contribuer à former un « donné-à-voir » qui détermine ce qui est finalement accepté ou refusé comme crédible.
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