Michael Hattaway

Something of Great Constancy: Representing and Reading Fairies on the Tudor Stage

[Résumé]

Pouvons-nous savoir si Shakespeare et d’autres auteurs croyaient aux fées, ou ce qu’ils en pensaient ? La question se révèle insoluble, mais il est pourtant possible de déterminer comment les auteurs de la Renaissance et des Réformes les utilisaient pour explorer un grand nombre d’aspects de la vie d’alors et d’aujourd’hui encore. Le légendaire des fées faisait intrinsèquement partie des débats culturels engagés sur les rôles dévolus aux femmes, sur la sexualité des hommes et des femmes — tandis que les fées servent de repères matérialisant les contours de la vie domestique et des activités rurales. Dans Roméo et Juliette (voir le discours de Mercutio sur la reine des fées, ou Queen Mab, ainsi que dans le Songe d’une nuit d’été,  il se peut que les fées servent à transcrire des états psychiques et à incarner des forces dynamisant le drame, plutôt qu’à représenter des forces surnaturelles.

 

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